Vie courante


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A l'école

L'intégration avec des élèves "entendants" n'est pas gagnée d'avance...
Tout dépend du degré de surdité de chacun, de son histoire personnelle, de son réel désir de communiquer avec les autres. Et de l'ambiance de la classe d'accueil, qui joue un rôle important.
Il est difficile pour les entendants de savoir comment réagir.
Il faut que de chaque côté, une personne fasse le premier pas pour communiquer.

La personne sourde peut éprouver des difficultés en milieu scolaire.
La présence du sourd ne ralentit pas le rythme de la classe, mais il y a quelques points qui sont différents d'avec une classe "normale":
- Une personne sourde peut couper la parole, vu qu'elle n'est pas consciente que d'autres élèves ont la parole.
- Lors des projection vidéo, le son est trop fort pour les élèves entendants même si le malentendant possède un système F.M .
- Lorsque l'interprète est en retard et que le sourd demande de l'aide à un étudiant entendant, il arrive que les informations soient erronées.
- Un malentendant doit souvent quitter son département pour recevoir des services
d'autant plus si il habite dans une région qui manque de
subventions ou de ressources humaines.


Éducation

Il y a deux sortes d'éducation pour les personnes sourdes :

Pour le sourd oraliste: Pour le parent d'un enfant malentendant, c'est difficile de choisir entre une école oraliste ou dans une institution gestuelle.
L'éducation oraliste s'adresse à des enfants de surdité légère à sévère si ils veulent communiquer oralement.
Ils y seront secondés par beaucoup d'heures d'orthophonie dans le but d'avoir un langage fonctionnel et d'intégrer les malentendants dans une école normale.
L'enfant peut suivre sa formation dans une école oraliste jusqu'à la fin deson niveau secondaire.
Cependant, pour le jeune adulte malentendant qui accède au niveau du GEGEP faciliter son intégration, il devra faire appel au service d'aide de son école. La prise de note de cour permet à l'étudiant de pouvoir suivre ce que l'enseignant dit sans le quitter des yeux.
Il y a aussi un service d'heure de rattrapage et d'orthophonie au besoin.

Pour le sourd gestuel: Pour les sourds profonds et totaux, il est préférable qu'ils reçoivent leur éducation dans une école dite gestuelle.
Dès le plus jeune âge, il est intégré avec ses semblables. Où, s'il n'a pas appris le langage signé, l'apprendra très rapidement avec l'aide des enseignants mais surtout en imitant les plus vieux!
Le suivi se poursuit jusqu'à la fin du secondaire. Puis il arrive un temps où le jeune désire accéder à une formation post-secondaire.
L'intégration du jeune en classe se fait avec l'aide d'un interprète. Même s'il y a deux sourds dans une classe, ils auront chacun leur interprète.
Puisque chaque sourd est habitué à avoir un interprète. Ils demandent aussi l'aide d'étudiants qui sur une base volontaire prennent des notes de cours.
Pour les étudiants entendants la présence d'un interprète les gêne un peu au début, mais à la fin ils ne s'en aperçoivent plus.


La vie familiale
Commençons par l'enfance.
90% des enfants malentendants naissent dans une famille d'entendant, pour les autres ils n'ont que l'un des deux parents de sourd ou malentendant. Plutôt l'enfant sera diagnostiqué malentendant. p lus la famille à le temps de s’ajuster, ceci bien sûr après le processus de deuil de l’enfant parfait. La famille est un lieu d’épanouissement pour l’enfant. C’est là que le jeune malentendant développera toute ses capacités à vivre en société. Les familles d’enfants sourd semblent apprécier les échanges qu’ils ont avec les autres familles d’enfants sourd. Ils apprennent ainsi à réagir pour mieux combler les besoins de leur enfant. Dans les familles ou il y à déjà présence de malentendant, ils ne perçoivent pas la nécessité d’un soutient. De plus ces parents sont peu en contact avec les intervenants.


L’enfant
Pour les enfants, généralement ils arrivent à s’adapter à leur famille. Par contre, même s’ils arrivent à bien communiquer avec leurs parents, ils éprouvent quand même de la difficulté à comprendre le message oral. L’enfant malentendant est plus souvent en contact avec sa mère, il arrive à bien reconnaître sa voix et à bien communiquer avec celle-ci. Mais avec le père et les autres membres de sa famille la communication se fait plus difficilement. Ceci entraîne un désintéressement de la part de l’enfant vis-à-vis les autres membres de sa famille. Bien sûr lorsque sa famille écoute la télévision et que l’enfant demande des explications, il se sent inévitablement rejeté, étant donné que la famille ne veut pas perdre un instant des informations reçus. Il est à noter que le malentendant, lui, perd toutes ces informations. Le malentendant ressent de la frustration envers les entendants et du rejet. Malheureusement, il arrive que l’enfant rejette sa famille par non-communication, lorsqu’il s’aperçoit des grandes difficultés qu’il a avec ceux-ci. Sa famille deviendra alors la communauté des sourds parce qu’il a plus d’affinité avec ceux ci et qu’il s’y sentira plus accepté et intégré.

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