Origines de la surdité

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Surdité, incapacité à entendre les sons.
Cette définition, cependant, ne traduit pas la réalité du handicap social que constitue la surdité.
Il y a, en France, 3 800 000 malentendants, répartis dans tous les groupes d'âge et affectés à des degrés divers!; 115 000 sont des sourds profonds : ils ont une perte de l'audition si profonde qu'ils ne peuvent pas bénéficier d'une prothèse auditive alors que les personnes légèrement sourdes peuvent, à des degrés divers, en être équipées.

Formes et causes

Il en existe quatre.


Éducation et apprentissage

Jusqu'au Moyen Âge, on pensait que les sourds étaient incapables de communiquer ou de recevoir quelque éducation que ce soit.
Au XVIe siècle, cependant, quelques philosophes et éducateurs commencèrent à s'intéresser au problème.
Le moine bénédictin espagnol Pedro de Ponce fut le premier pédagogue pour malentendants, et en 1620 Juan Paulo Bonet, un autre Espagnol, rédigea le premier ouvrage relatif à l'éducation des sourds. Ce livre contenait un alphabet exprimé par les mains qui est semblable à celui qui est utilisé de nos jours.
Au cours du XVIIIe siècle, des écoles pour les enfants sourds ont été fondées en France par l'abbé Charles Michel de l'Épée et en Allemagne par l'éducateur Samuel Heinicke.
À l'époque, existait déjà - et encore à l'heure actuelle et de façon tout aussi virulente - l'opposition entre les deux écoles :

Chaque position ayant une signification bien précise. Heinicke était pour la première école, et l'abbé de l'Épée pour la seconde.

La surdité n'affecte pas les facultés intellectuelles ni la capacité d'apprentissage.
Cependant, un enfant qui est malentendant dès son plus jeune âge est privé des stimulations linguistiques qui soutiennent le développement intellectuel d'un enfant bien entendant.
Un retard dans l'apprentissage du langage peut provoquer chez un enfant sourd un retard dans la poursuite de ses études, retard qui se creusera avec l'âge. Les enfants sourds, qui reçoivent une stimulation linguistique précoce par l'intermédiaire du langage des signes, réussissent cependant mieux sur le plan scolaire.

Modes de communication

Actuellement, on assiste de plus en plus au développement d'un mode de communication qui est une combinaison de plusieurs méthodes :
apprentissage de la parole, lecture labiale, langage des signes, Cued Speech, alphabet dactylologique, art, médias électroniques, mime, gestes, de même que communication écrite.
L'alphabet dactylologique est un système dans lequel les positions des mains correspondent aux lettres de l'alphabet, ce qui fait que cette technique porte aussi le nom d'«!écriture dans l'air!».
Le langage des signes (LS) est un langage basé sur la gestuelle et des règles de grammaire.
En LS, les signes sont des unités comme des mots avec des significations à la fois concrètes et abstraites.
Les signes sont exécutés par une main ou par les deux, qui ont des mouvements distincts.
Les relations spatiales, la direction et l'orientation du mouvement des mains, ainsi que les expressions du visage et l'attitude corporelle relient les unités entre elles, et constituent la grammaire du LS.
Un certain nombre de systèmes de communication manuels utilisent le vocabulaire du LS combiné avec d'autres mouvements des mains.
Le Cued Speech est un système dans lequel il y a huit mouvements des mains, chaque mouvement correspondant à une syllabe. C'est une méthode qui complète la lecture labiale.
Ce qui signifie que l'oral et la lecture labiale ne sont que des moyens de communication utilisés pour transmettre des pensées et des idées.

Perspectives professionnelles

De plus en plus d'étudiants sourds suivent des études supérieures, dans des établissements qui leur proposent un programme approprié.
Actuellement, presque toutes les professions sont accessibles aux malentendants, moyennant un aménagement des conditions de travail :
installation de dispositifs spécifiques, téléphones spéciaux et équipements divers qui permettent aux sourds d'être efficaces professionnellement. Cependant, il reste un fort pourcentage de malentendants inactifs ou sous-employés.
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