Origines de la surdité
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Surdité, incapacité à entendre les sons.
Cette définition, cependant, ne traduit pas la réalité du handicap social que constitue la
surdité.
Il y a, en France, 3 800 000 malentendants, répartis dans tous les groupes d'âge et affectés à
des degrés divers!; 115 000 sont des sourds profonds : ils ont une perte de l'audition si
profonde qu'ils ne peuvent pas bénéficier d'une prothèse auditive alors que les personnes
légèrement sourdes peuvent, à des degrés divers, en être équipées.
Formes et causes
Il en existe quatre.
- La première, la surdité de transmission, est la séquelle d'une maladie ou
le résultat de l'obstruction de l'oreille externe ou moyenne!; en général, cette forme n'est
pas grave.
Elle peut être traitée par une prothèse auditive ou corrigée par un traitement médical ou
chirurgical.
- La deuxième, la surdité de perception, provient des lésions des cellules sensorielles de
l'oreille interne et sa gravité peut être faible ou profonde.
Ce handicap peut affecter certaines fréquences sonores, ce qui produit une distorsion des
perceptions sonores même si le niveau sonore est amplifié.
Il n'y a, dans ce cas, pas d'équipement possible.
- La troisième, la surdité mixte, est due à des problèmes provenant à la fois des oreilles
externe ou moyenne et de l'oreille interne.
- Enfin, la surdité centrale, résulte des lésions ou du mauvais fonctionnement des nerfs du système nerveux central.
Les causes de la surdité sont les suivantes : maladie, accident, hérédité.
L'exposition continue ou fréquente à des sons supérieurs à 85 décibels (dB) peut provoquer
une surdité de perception progressive pouvant devenir grave.
Éducation et apprentissage
Jusqu'au Moyen Âge, on pensait que les sourds étaient incapables de communiquer ou de recevoir
quelque éducation que ce soit.
Au XVIe siècle, cependant, quelques philosophes et éducateurs commencèrent à s'intéresser au
problème.
Le moine bénédictin espagnol Pedro de Ponce fut le premier pédagogue pour malentendants, et en
1620 Juan Paulo Bonet, un autre Espagnol, rédigea le premier ouvrage relatif à l'éducation des
sourds. Ce livre contenait un alphabet exprimé par les mains qui est semblable à celui qui est
utilisé de nos jours.
Au cours du XVIIIe siècle, des écoles pour les enfants sourds ont été fondées en France par
l'abbé Charles Michel de l'Épée et en Allemagne par l'éducateur Samuel Heinicke.
À l'époque, existait déjà - et encore à l'heure actuelle et de façon tout aussi virulente
- l'opposition entre les deux écoles :
- celle de la lecture labiale (lecture du mouvement des lèvres et ainsi, compréhension du
discours de l'interlocuteur)
- celle du langage des signes qui se fait par les mains.
Chaque position ayant une signification bien précise. Heinicke était pour la première école, et
l'abbé de l'Épée pour la seconde.
La surdité n'affecte pas les facultés intellectuelles ni la capacité d'apprentissage.
Cependant, un enfant qui est malentendant dès son plus jeune âge est privé des stimulations
linguistiques qui soutiennent le développement intellectuel d'un enfant bien entendant.
Un retard dans l'apprentissage du langage peut provoquer chez un enfant sourd un retard dans la
poursuite de ses études, retard qui se creusera avec l'âge. Les enfants sourds, qui reçoivent
une stimulation linguistique précoce par l'intermédiaire du langage des signes, réussissent
cependant mieux sur le plan scolaire.
Modes de communication
Actuellement, on assiste de plus en plus au développement d'un mode de communication qui est une
combinaison de plusieurs méthodes :
apprentissage de la parole, lecture labiale, langage des signes, Cued Speech, alphabet
dactylologique, art, médias électroniques, mime, gestes, de même que communication écrite.
L'alphabet dactylologique est un système dans lequel les positions des mains correspondent aux
lettres de l'alphabet, ce qui fait que cette technique porte aussi le nom d'«!écriture dans
l'air!».
Le langage des signes (LS) est un langage basé sur la gestuelle et des règles de grammaire.
En LS, les signes sont des unités comme des mots avec des significations à la fois concrètes et
abstraites.
Les signes sont exécutés par une main ou par les deux, qui ont des mouvements distincts.
Les relations spatiales, la direction et l'orientation du mouvement des mains, ainsi que les
expressions du visage et l'attitude corporelle relient les unités entre elles, et constituent
la grammaire du LS.
Un certain nombre de systèmes de communication manuels utilisent le vocabulaire du LS combiné
avec d'autres mouvements des mains.
Le Cued Speech est un système dans lequel il y a huit mouvements des mains, chaque mouvement
correspondant à une syllabe. C'est une méthode qui complète la lecture labiale.
Ce qui signifie que l'oral et la lecture labiale ne sont que des moyens de communication utilisés
pour transmettre des pensées et des idées.
Perspectives professionnelles
De plus en plus d'étudiants sourds suivent des études supérieures, dans des établissements qui
leur proposent un programme approprié.
Actuellement, presque toutes les professions sont accessibles aux malentendants, moyennant un
aménagement des conditions de travail :
installation de dispositifs spécifiques, téléphones
spéciaux et équipements divers qui permettent aux sourds d'être efficaces professionnellement.
Cependant, il reste un fort pourcentage de malentendants inactifs ou sous-employés.
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