Comptes-rendus des rencontres
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MERCREDI 18 NOVEMBRE
MERCREDI 9   DECEMBRE
MERCREDI 15 JANVIER
              Bonjour pour les profanes




Mercredi 18 novembre : Léonie Desgris, Benjamin Herbreteau, Benjamin Pin, Landry Guillaud

Mercredi 18 novembre à 14 heures, nous sommes allés à l'IRJS. Nous avions rendez-vous avec le groupe des six jeunes filles sourdes et semi-entendentes, accompagnées de leur éducatrice Christine Baulouet. En présence aussi du chef d'établissement, Mme Contreau, nous nous sommes présentés en langage des signes.
Nous leur avons expliqué le but de notre ACF et nous avons décidé de ce que nous allions faire au cours des prochains rendez-vous. Nous avons fixé les dates du mercredi 9 décembre, où elles nous feront visiter leur établissement et leurs appartements, et le mercredi 13 janvier pour la galette des rois.
Par la suite, elles nous ont appris l'alphabet en langage des signes et nous avons fait des jeux : nous devions deviner les mots qu'elles nous épelaient en langage des signes.
Nous avons terminé autour d'un goûter qu'elles nous ont gentiment offert. Ne sachant que quelques rudiments du langage des signes, la communication avec le groupe des sourds-muets a été assez difficile lors des premiers échanges, mais la présence de l'éducatrice nous a mis en confiance.
Ces filles âgées entre 18 et 21 ans, nous ont paru, que ce soit physiquement ou scolairement, plus jeunes que leur âge. Nous avons abordé ouvertement ce sujet avec les éducateurs et en présence des élèves.

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Mercredi 9 décembre : Lise Boutin, Grégoire Deveaux, Benoît Vrignon, Julien Proust, Landry Guillaud

Nous nous sommes rendus au centre (IRJS) à 15 heures. Nous avons discuté dans la salle de réunion pour prévoir ce que nous allions faire cet après-midi. Nous avons donc visité l'établissement, les classes, la salle d'orthophonie et le foyer. Ils ne sont que six par classe car ils ont des niveaux scolaires tous différents à cause de leur handicap et ils n'ont qu'une heure par semaine avec l'orthophoniste car l'institution manque de personnel. Ensuite, nous avons visité le "lieu de vie" des jeunes enfants (10-12 ans). C'est une petite maison où les jeunes qui habitent trop loin sont internes. Ils revoient leurs parents seulement le week-end.

Nous avons discuté avec les éducateurs qui nous ont montré leur foyer. Il était fermé car les jeunes sourds et muets avaient détruit le matériel (orgue) et dégradé les murs.

Ensuite nous avons pris un mini bus avec les filles (celles qui ont 20 ans) et nous sommes allés à leur "lieu de vie". C'est un petit appartement où filles et garçons vivent par deux. Le soir, ils vont chacun leur tour, faire leurs courses. Ils s'organisent pour le ménage sous la surveillance d'un éducateur. Ce dernier est avec eux pour inciter chacun à sortir seul et éviter les sorties en groupe l'après midi ou le soir.

Nous avons discuté un petit moment avec l'éducateur des problèmes qu'il pouvait rencontrer. Il nous a parlé du cas d'un jeune homme du Centre, sourd et muet, qui ne pouvait communiquer avec sa famille le week-end, car ses parents n'avaient pas appris le langage des sourds-muets. Nous avons parlé des relations que les jeunes sourds avaient avec leurs voisins (le lieu de vie se situe en centre ville). Les jeunes sourds et muets ne se rendent pas toujours compte du bruit qu'ils peuvent faire, et dérangent quelques fois leurs voisins ; cela leur apprend à vivre en communauté.

Le soir l'éducateur quitte le lieu de vie vers 21 h 30 et est remplacé par un veilleur de nuit.

Enfin les filles nous ont préparé café, jus d'orange et gâteaux. Nous avons discuté ensemble de nos projets de métiers futurs et elles nous ont appris à dire nos noms ; nous ont expliqué comment elles étaient devenues sourdes (naissance, accident...)

Durant cette journée, nous nous sommes rendu compte, les uns et les autres, que nous étions devenus beaucoup moins timides. Les filles ont parlé de notre venue à leurs amies du Centre, et depuis, 3 nouvelles personnes se sont intégrées au groupe.

Si tout se passe comme prévu, nous devrions nous retrouver tous ensemble (leur groupe : 9, et le nôtre : 13), pour un déjeuner un mercredi.

Nous ne pensions pas que cette relation nous aurait tant apporté ; nous avons été très agréablement surpris.

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Mercredi 15 Janvier : Arnauld Moreau, Grégoire Deveaux, Nicolas Ferrand, Emilie Faucheux

Nous avions rendez-vous à la porte de Paris. Nous sommes restés entre deux et trois heures dans un appartement et avons eu droit à une galette des rois. Les personnes présentes étaient des personnes sourdes ou malentendantes âgées de 16 à 20 ans.
Après une brève présentation, nous nous sommes installés autour d'une table et avons commencé la discussion.
Cette discussion était fort intéressante et nous avons appris pas mal de choses sur leur vie courante.
Ainsi, ils reçoivent un certain nombre d'avantages : ils ne payent pas la redevance T.V., ni la vignette, à partir de 18 ans ils touchent une allocation pour personnes handicapées de 2500 F. qui cumulée avec un travail leur permettent de vivre honorablement.
Autre petit fait, quand des personnes sourdes trinquent, ils ne font pas cogner leur verre mais se touchent la main.
Nous avons aussi appris qu'il existe des langages des signes différents pour chaque pays mais les éducateurs nous ont dit qu'ils pensaient que deux personnes sourdes de pays différents qui se rencontreraient, pourraient certainement se comprendre en quelques heures, là où deux entendents mettraient des mois.

Ce fût donc une rencontre agréable, dans de bonnes conditions, avec des personnes très agréables et amicales.

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